Hier soir, avant de prendre le train, je suis passée une dernière fois par le marché de Noël d\’Oslo. Il y avait une patinoire au centre. Je n\’ai pas pu rester, car les larmes me montaient aux yeux. Noël, cette année, ce n\’est plus la même chose. J\’éprouve une douleur au coeur devant l\’idée de Noël.
C\’est ainsi qu\’on est arrivés au jour 2. J\’ai réussi à dormir pendant plus de 2 heures d\’affilée dans une train de nuit. J\’aurais bien aimé voir le paysage mais le prix était redhibitoire. Maintenant, je commence à m\’habituer à ces 2-3 heures dans la matinée où j\’attends la lumière du soleil et que les commerces et boutiques se mettent en marche.
Trondheim me rappelle Nantes, parce qu\’elle est assez grande, contournée par un fleuve, c\’est une ville étudiante, foyer économique et technique. N\’oublions pas son passé marchand. Ici, je sens que le patrimoine des monuments historiques est visuellement mieux préservé. Le paysage typique, avec des maisonnettes colorées, n\’est pas pollué par des gros chantiers dans le centre-ville, comme à Oslo.
Pendant que j\’attendais au matin dans la gare de Trondheim (et après à peu près 8 euros en cafés), j\’ai fait un court bilan de ces deux nuits en Norvège. Il était nécessaire car des fois je me sens trop heureuse, et au moment suivant je suis en chute libre, trop misérable.